Brève présentation de Le Saint (Sanctus en latin, Ar Zent en breton)


L'origine du nom de la commune peut s'expliquer par l'implantation dès le Vè siècle, des bénédictins de Landévennec. Pour ces moines, Le Saint évoquait, selon toute vraisemblance, celui qu'ils vénéraient entre tous : Saint Guénolé, le fondateur de leur abbaye. À la fin du XIè siècle, d'autres bénédictins, ceux de Sainte Croix de Quimperlé, fondèrent le prieuré de Pont-Priant (désormais détruit). Au début du XIIè siècle (vers 1129), l'église de Le Saint, simple chapelle privée, devint église tréviale, dépendant de celle de Gourin. Cette allégeance perdura juqu'au Concordat.

Sur le plan féodal et administratif, l'histoire de Le Saint suit de près celle de Gourin : Le Saint était du nombre des 9 paroisses et trèves que comptaient la châtellerie et la sénéchaussée de Gourin. C'est, semble-t'il, après la prise du château de Le Faouët en 1343, que les seigneurs de ce fief vinrent s'établir au château de Le Saint. Ils y restèrent jusque dans le courant du XVè siècle. En 1793, Le Saint subit une transformation toponymique (provisoire) et se mua en L'Union.